Dépêches

Haïti-Ueh : Vers une investigation sur des actes de vandalisme à la Faculté d’ethnologie


vendredi 9 février 2018

P-au-P, 09 févr. 2017 [AlterPresse] --- Une commission d’enquête sera mise sur pied pour faire la lumière sur des actes de vandalisme dont a fait l’objet la Faculté d’ethnologie (Fe) de l’Université d’Etat d’Haïti (Ueh), entre juin et décembre 2017, informe à AlterPresse, le secrétaire général de la dite faculté, James Engé.

Cette commission d’enquête sera créée après l’acheminement au Conseil exécutif de l’Ueh du rapport final des dégâts enregistrés, fait-il savoir.

Parmi des équipements et matériels disparus figurent des bureaux, des laptops, des onduleurs (inverter), des magnétophones, des documents administratifs, des équipements de sonorisation, des cartes de recharge téléphonique et de l’argent liquide, indique-t-il, citant un inventaire général de la Fe.

Un procès verbal dressé en décembre 2017 par Me Jean Gabriel Ambroise, juge de paix de la section sud de Port-au-Prince, assisté du greffier Joseph Rodrick Rainvil, fait état de l’absence de fenêtres vitrées, des lames de vitres, de serrure et de traces d’incendie sur des murs de certains locaux de la Faculté.

Des étudiants non encore identifiés auraient occupé la faculté jusqu’au mois de novembre 2017, rappelle Engé.

La commission d’enquête ne devrait pas écarter la piste menant aux étudiants qui auraient investi les locaux de la faculté et au gardien, estime-t-il.

Ce dernier aurait eu toujours les clés de l’espace, en dépit des mesures administratives prises à son encontre.

Depuis juin 2017, la Fe a fermé ses portes suite à l’incident impliquant un étudiant, John Rock Gourguener, et le doyen de la faculté, Jean Yves Blot.

La Faculté des sciences humaines (Fasch), fermée depuis près d’un an, a repris timidement les activités académiques à la fin du mois de janvier 2018.

Le conseil exécutif de l’Ueh avait fait appel à une force policière afin de sécuriser l’espace et permettre la reprise des activités.

Dans une lettre en date du 2 février 2018, des personnalités de la vie nationale et des professeurs à l’Université sont montés au créneau pour dénoncer la présence de policiers nationaux dans l’espace facultaire dont l’inviolabilité est reconnue par la Constitution.

Ils ont sollicité une rencontre d’échanges avec les membres du Conseil de l’Université sur le développement de la crise que traverse l’Ueh.

Ils souhaitent débattre de la crise conjoncturelle et structurelle de l’Ueh et explorer ensemble les possibilités de mettre fin de manière durable au dysfonctionnement de la Fasch et la Fe. [bd emb gp apr 09/02/2018 10 : 20]