Perspectives

Haïti-Éducation : Le Conseil de l’Ueh souhaite une présence policière à la Fasch et la Fe pour rétablir l’ordre


vendredi 5 janvier 2018

P-au-P, 05 janv. 2018 [AlterPresse] --- Le Conseil de l’Université d’Etat d’Haïti (Ueh) demande au Conseil exécutif (Ce) de solliciter, dans les meilleurs délais, une présence policière dans l’enceinte de la Faculté des sciences humaines (Fasch) et de la Faculté d’ethnologie (Fe), pour y garantir la sécurité et rétablir l’ordre.

Cette décision a été adoptée lors de la réunion, le mercredi 27 décembre 2017, en session extraordinaire, du Conseil de l’Université (Cu), sur la situation de ces facultés, indique un communiqué de presse daté du jeudi 4 janvier 2017, transmis à l’agence en ligne AlterPresse.

La résolution du Cu demande au Conseil exécutif (Ce) de prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de donner l’entrée et la maitrise des lieux aux autorités légitimes de ces entités et de garantir leur sécurité et celle de leur communauté.

Le Cu appelle également le Ce à solliciter dans les meilleurs délais, une présence policière dans l’enceinte de la Fasch et de la Fe pour que l’ordre y soit rétabli, jusqu’à nouvel ordre.

Le Conseil de l’Université affirme avoir pris ces décisions en vertu de l’article 11 des dispositions transitoires de février 1997 qui fait de lui l’instance chargée de « prendre toutes les dispositions susceptibles de garantir le fonctionnement de l’Ueh ».

Les forces de l’ordre peuvent intervenir dans l’enceinte des établissements d’enseignement, selon l’article 34 de la constitution de 1987, amendée le 9 mai 2011, en accord avec la direction desdits établissements, rappelle-t-il.

Des étudiants de la Fasch ont demandé ouvertement une intervention policière en vue d’établir un climat serein à la faculté, à travers des notes publiques, sit-in et déclarations, indique-t-il.

Le Conseil de l’Université indexe un groupuscule qui empêcherait le fonctionnement normal de la Fasch et la Fe depuis plusieurs mois.

Des individus ne cesseraient de poser un ensemble d’actes attentatoires à la sécurité des personnes comme des tentatives d’incendies, d’agressions physiques et verbales, tentatives de séquestrations, menaces de mort, rapporte-t-il.

Ils se font aussi accompagner de personnes douteuses dans l’enceinte de ces deux (2) facultés, dont le dysfonctionnement entraîne de graves conséquences matérielles, morales et psychologiques, déplore-t-il.

Les portes de la Fasch et de la Fe sont fermées, respectivement, depuis les mois de mars 2017 et de juin 2017, paralysant les activités académiques.

Depuis le mois de juillet 2017, une série de mobilisations est entamée par des étudiantes et étudiants, réclamant la reprise des activités au niveau de cette entité.

La fermeture de la Fe s’est produite après que la voiture du doyen de l’institution Jean Yves Blot a heurté accidentellement l’étudiant Jean John Rock Gourgueder, lors d’un mouvement de protestations d’étudiantes, visant à réintégration de leurs camarades expulsés de l’Ueh par le Conseil de l’Université.

Plus d’une quinzaine d’étudiants ont été expulsés de l’Ueh dont douze (12) sont de la Fasch, pour leur implication présumée dans le sabotage des bâtiments du rectorat, de la direction des études post graduées et autres exactions qui leur sont reprochées. [la emb gp apr 05/01/2018 14 :50]