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Politique : De nouvelles mobilisations contre le pouvoir, annoncées les 10, 14 et 18 novembre 2017 en Haïti


mardi 7 novembre 2017

P-au-P, 07 nov. 2017 [AlterPresse] --- L’opposition projette d’organiser un sit-in le vendredi 10 novembre 2017, ainsi que deux journées de manifestations, les mardi 14 et samedi 18 novembre 2017, dans plusieurs endroits en Haïti, pour continuer de protester contre le budget 2017-2018, entre autres, selon les informations rassemblées par l’agence en ligne AlterPresse.

Depuis la publication de la loi de finances 2017-2018 et son entrée en application, le dimanche 1er octobre 2017, des manifestations en cascade sont programmées par les secteurs de l’opposition, réclamant le retrait de ce budget et même le départ du président Jovenel Moïse.

Un sit-in devant le palais de justice de Port-au-Prince, en solidarité avec les « prisonniers politiques », détenus au pénitencier national, est prévu, le vendredi 10 novembre 2017.

Des manifestations populaires, contre la corruption, en général, et contre la dilapidation des fonds Pétrocaribe, en particulier, auront lieu, le mardi 14 novembre 2017, dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince et en province, à l’occasion de la présentation officielle du rapport d’enquête de Pétrocaribe.

Une autre journée de mobilisation aura lieu dans toute la république, le samedi 18 novembre 2017, pour exiger l’arrestation de « tous les corrompus dilapidateurs » du fonds Petrocaribe, l’arrêt du processus de formation du Conseil électoral permanent (Cep) ainsi que le retrait du budget 2017-2018, déjà en application.

Le budget impopulaire 2017-2018 fait la promotion de la corruption dans le pays, critique Evel Fanfan, avocat de la plateforme politique Pitit Desalinnes, contacté par l’agence en ligne AlterPresse.

Ce système de domination et de gabegie administrative empêche les institutions, notamment la justice, de bien fonctionner.

Evel Fanfan plaide en faveur d’un nouvel État, avec des femmes et des hommes compétents, basé sur la bonne gouvernance et une justice pour toutes et pour tous.

Pitit Dessalines propose la mise en place d’un conseil d’État, qui devrait être constitué d’un représentant de chaque département ainsi que de la diaspora, pour former, avec tous les secteurs de la vie nationale, les États généraux de la nation, durant lesquels tous les problèmes vont être posés.

L’un des fers de lance de ces mouvements antigouvernementaux, Jean-Charles Moise, secrétaire général de Pitit Dessalines, est à Cuba, depuis la semaaine dernière, pour des problèmes de santé. [la emb rc apr 07/11/2017 12:45]