Dépêches

Haïti/Sous-traitance : Le Collectif Défenseurs Plus souhaite une solution consensuelle entre les protagonistes


vendredi 4 août 2017

P-au-P, 04 août 2017 [AlterPresse] --- Le Collectif Défenseurs Plus encourage tous les patrons des industries textiles à trouver un consensus avec les ouvrières et ouvriers, en vue d’une issue à l’impasse actuelle, dans une note de presse, en date du mercredi 2 août 2017, transmise à l’agence en ligne AlterPresse.

Ce consensus devrait déboucher sur l’octroi d’un salaire minimum journalier juste en faveur des ouvrières et ouvriers, souhaite le Collectif Défenseurs Plus, qui interpelle la « conscience » des patrons d’usines.

La décision du président de la république, Jovenel Moïse, relative à la signature et la publication de l’arrêté fixant le salaire minimum journalier à 350.00 gourdes (Ndlr : US $ 1.00 = 64.00 gourdes ; 1 euro = 79.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 1.60 gourde aujourd’hui), au lieu des 800.00 gourdes réclamées par les syndicats ouvriers, ne tient pas compte des réalités des ouvrières et ouvriers, qui revendiquent de meilleures conditions de travail depuis plus de trois mois, estime le Collectif Défenseurs Plus.

L’organisation de droits humains critique les membres du Conseil supérieur des salaires (Css), qui n’étaient pas en mesure de trancher le litige opposant les ouvrières et ouvriers aux patrons.

« Le Css aurait pu accommoder la grille salariale, en fonction de la flambée des prix », considère le Collectif Défenseurs Plus, qui qualifie d’« inhumaines » les conditions actuelles de travail des ouvrières et ouvriers.

Alors qu’ils n’ont pas accès à une nourriture de qualité, les ouvrières et ouvriers auraient été exposés à la lumière d’ampoules puissantes toute la journée pour les stimuler à travailler encore plus, signale le Collectif Défenseurs Plus.

Cette lumière aurait un impact sur la santé mentale des ouvrières et ouvriers, également exposés à toutes sortes « d’abus émotionnels et psychologiques dans l’exercice de leurs tâches qui leurs sont confiées », dénonce-t-il.

« Le droit à un travail décent est un acquis constitutionnel, que la loi mère de la patrie garantit en son article 35,1 ».

Pour sa part, le principal dirigeant de la plateforme politique Pitit Dessalines, également ancien sénateur du Nord et ancien candidat malheureux à la présidentielle de 2016, Jean Charles Moïse, identifie une forme « d’esclavage moderne », en référence à ce qui se passe dans la branche de la sous-traitance en Haïti, lors d’une conférence de presse, tenue le jeudi 3 août 2017.

Les syndicats ouvriers ont indiqué qu’ils sont en concertation, en vue de définir de nouvelles stratégies dans la lutte. [jd emb rc apr 04/08/2017 12:10]