Développement durable

Un meilleur développement technologique est possible en Haïti, selon Christine Souffrant Ntim


lundi 19 juin 2017

P-au-P, 16 juin 2017 [AlterPresse] --- La fondatrice de la compagnie Vendedy et de Global Startup Ecosystem, Christine Souffrant Ntim, une des initiatrices de l’évènement Haïti Tech Summit, encourage une synergie entre les actrices / acteurs, en vue d’un meilleur développement technologique en Haïti.

Haïti n’est pas vraiment ouverte aux affaires dans le domaine technologique qui représente un grand potentiel pour le pays, déplore Ntim, lors d’une interview accordée à la station en ligne AlterRadio (En rotation chaque deux heures de temps à partir de lundi 19 juin 2017 à 5:00 pm, jusqu’au mardi 20 juin 2017, 3:00 pm).

Elle a tenu, cependant, à applaudir l’intervention du président de république, Jovenel Moïse, qui s’est dit ouvert à l’innovation et à la technologie.

Moïse a fait cette déclaration, lors du lancement de la première édition de Haïti Tech Summit, symposium réalisé les mardi 6 et mercredi 7 juin 2017 en Haïti, sous les auspices de Global Startup Ecosystem.

Ce grand événement sur la technologie et l’entrepreneuriat a réuni 100 intervenantes / intervenants, de plusieurs pays, autour de différentes thématiques concernant des start-up, l’innovation et le futur de l’humanité, entre autres.

Venir en Haïti avec 100 intervenants, dont certains sont issus d’institutions, comme Google, Facebook, New York Times, Fox magazine, n’est pas chose facile, reconnaît-elle.

Les Haïtiens de l’intérieur étaient sceptiques par rapport à la réalisation de l’événement. Ils n’ont fait aucun front commun pour aider à sa mise en oeuvre, critique-t-elle.

Christine Souffrant Ntim invite les réticents à prendre l’exemple d’autres pays, comme l’Afrique et ceux des Caraïbes, pour voir comment peut se développer Haïti.

« Ma génération s’intéresse à effectuer des investissements, dans le domaine intellectuel, pour que le pays ne soit pas dépendant », affirme Christine Souffrant Ntim, qui appelle les citoyennes et citoyens haïtiens à projeter une meilleure image d’Haïti sur la toile.

« Les Haïtiens (vivant à l’étranger) ne viennent pas investir en Haïti, il y a beaucoup de choses que la diaspora peut faire pour développer le pays », estime-t-elle, tout en appelant la population à croire davantage au travail.

Elle souligne combien « les Haïtiens préfèrent penser aux problèmes et non aux solutions. Notre problème est mental. Les gens d’ici ne savent pas où commencer à cause d’une absence de repères ».

Elle appelle également de ses voeux à la mise en place, par les élites, de conditions favorables au développement d’initiatives en matière technologique. [emb gp apr 16/06/2017 13:20]

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