Développement durable

Deux enfants de moins de cinq ans meurent chaque heure en Haïti à cause de la pénurie d’eau potable, selon les Nations Unies


mercredi 22 mars 2017

P-au-P, 22 mars 2017 [AlterPresse] --- « En Haïti, le taux de décès chez les enfants de moins de moins de 5 ans est de 88 pour chaque 1000 enfants », indique l’Organisation des Nations Unies (Onu), dans une note d’information transmise à l’agence en ligne AlterPresse.

Deux enfants de moins de cinq ans meurent chaque heure à cause de la pénurie d’eau et les maladies hydriques, poursuit l’Onu.

Elle se réfère à une étude du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef), à l’occasion de la journée mondiale de l’eau, ce mercredi 22 mars 2017, autour du thème « Pourquoi, gaspillez de l’eau ? ».

La pénurie d’eau et les maladies hydriques aggravent la malnutrition infantile, entraînant un frein au développement intellectuel et physique chez les enfants, selon l’Onu.

Cette situation s’est aggravée, constate-t-elle, dans les zones les plus touchées par le passage de l’Ouragan Matthew sur Haïti, en octobre 2016.

42% de la population haïtienne n’ont pas d’accès aux sources d’eau potable, en conformité avec les standards internationaux et 7,6 millions d’haïtiens manquent encore d’installations essentielles pour assurer une bonne santé et la prévention des maladies hydriques, rappelle-t-elle.

De plus, 72% ne disposent pas d’assainissement adéquat.

« Un accès sûr à l’eau est limité pour 35% de la population habitant dans les zones urbaines (1,7 millions sur les 5 millions de personnes vivant en zone urbaine) et le risque des maladies hydriques reste élevé à cause de la concentration de population », alerte l’Onu, citant les dernières études de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) et l’Unicef.

« L’accès à l’eau potable est encore plus limité dans les régions rurales (48%) et aussi chez les personnes les plus vulnérables, incluant les déplacés, les personnes vivant dans l’extrême pauvreté et les personnes affectées par la question migratoire avec la République Dominicaine), relève-t-elle.

Les femmes et les filles sont, toutefois, les plus touchées par le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, entraînant des conséquences sur la santé reproductive et la maternité, signalent les Nations Unies.

« L’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement constitue un défi impératif pour avancer dans l’ensemble des Objectifs de développement durable (Odd) en Haïti ».

Cet accès est reconnu comme un droit fondamental par l’Assemblée générale des Nations Unies depuis 2010, rappelle l’Onu, à l’occasion de la journée mondial de l’eau, ce mercredi 22 mars 2017. [jd emb gp apr 22/03/2017 12 :45]