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Haïti-Matthew : Les partis politiques toujours en campagne en dépit d’une mise en garde du Cep, dénonce le Rnddh

P-au-P, 24 oct. 2016 [AlterPresse] --- Les partis politiques seraient toujours en campagne électorale en dépit d’une mise en garde du Conseil électoral provisoire (Cep), dénonce le Réseau national de défense des droits humains (Rnddh), dans un rapport publié le 21 octobre 2016 et transmis à l’agence en ligne AlterPresse.

L’aide continue à être distribuée de manière partisane et politique, condamne le Rnddh qui critique la politisation de celle-ci.

Les candidats et partis politiques n’ont pas respecté, dit-il, l’interdiction du Cep.

Pourtant, , dans une note en date du mercredi 12 octobre 2016, l’institution électorale les a déjà exhortés à ne pas utiliser l’aide humanitaire apportée aux victimes de l’ouragan Matthew dans le cadre d’une démarche de campagne électorale », fermée officiellement le 7 octobre 2016.

Le Rnddh dit regretter amèrement la politisation de l’aide et les distributions qui se font sans aucun respect de la dignité humaine.

Plusieurs stations de radio ont dénoncé ces cyniques agissements, rappelle-t-il.

Jusqu’à présent, rien n’est fait pour sanctionner ces actes, observe AlterPresse.

Le Réseau recommande à l’État haïtien d’interdire aux candidats et partis politiques d’intervenir directement dans les zones sinistrées.

Il est inconcevable que, jusqu’au moment de la sortie de ce rapport, certaines localités détruites par les effets de l’ouragan, n’aient encore reçu la visite d’aucune autorité du pouvoir central, déplore-t-il.

Les plus démunis attendent une aide humanitaire qui tarde à venir mais, ils estiment que l’aide ne pourra jamais leur permettre de se relever totalement. Alors, ils réfléchissent déjà sur ce qu’ils doivent faire, une fois la phase de l’urgence passée, rapporte le Rnddh.

Il conseille aux autorités d’évaluer les centres d’accueil avant la période cyclonique afin de les réparer avant d’y référer les populations vulnérables ou pour les rendre aptes à recevoir les sinistrés.

il profite pour pointer du doigt la Police nationale d’Haïti (Pnh) et la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) qui, selon lui, n’ont pas usé pleinement de leur autorité pour forcer l’évacuation des personnes des zones à risques.

Le Réseau plaide pour la publication d’un manuel de construction parasismique et para-cyclonique. [am emb gp apr 24/10/2016 12 :15]