Dépêches

Élections : Un processus démocratique, sans ingérence externe, prône la Concertation pour Haïti au Canada


mardi 1er mars 2016

P-au-P, 1er mars 2016 [AlterPresse] --- La Concertation pour Haïti (Cph) demande au gouvernement canadien de s’abstenir de toutes interventions dans le processus électoral en cours en Haïti, dans une note de presse en date du mercredi 24 février 2016, transmise à AlterPresse.

« N’y a-t-il pas un devoir, pour toutes les nations, à respecter la souveraineté nationale d’un peuple et à ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures d’un État » ?, s’interroge la Cph, se référant à l’implication de la communauté internationale dans « ce contexte complexe ».

Elle souligne les revendications du peuple haïtien « pour une justice intègre et pour un environnement sécuritair,e favorable à des élections honnêtes et démocratiques ».

Toutefois, la Concertation pour Haïti au Canada doute que le peuple haïtien ait les mains libres pour s’exprimer légitimement.

« C’est dans un climat, extrêmement tendu depuis le début de la crise électorale, où les violences et les fortes tensions politiques se rajoutent à la situation de précarité du peuple, que se met en branle un processus pour refaire les élections présidentielles », indique-t-elle.

Cette relance du processus électoral fait suite à des élections des 9 août et 25 octobre 2015, entachées de fraudes. Ces dernières sont contestées par divers secteurs de la vie nationale.

La formation d’une commission d’enquête (d’évaluation du processus électoral de 2015) et la mise en place d’un nouveau Conseil électoral provisoire (Cep), pour poursuivre le processus controversé, tardent encore.

La création de ces structures a été prévue dans un accord de sortie de crise, signé le 6 février 2016 entre l’ancien président, Joseph Michel Martelly et les présidents des deux chambres du parlement, dont l’ancien sénateur Jocelerme Privert qui occupe maintenant (depuis le 14 février 2016) le poste de président provisoire.

Le Groupe des (8) huit candidats à la présidence (G-8), qui conteste les résultats définitifs des élections du 25 octobre 2015, déplore le silence observé sur la crise électorale et sa solution, dans les discours officiels prononcés lors de la présentation officielle du nouveau premier ministre Fritz-Alphonse Jean, le vendredi 26 février 2016. [sj emb rc apr 01/03/2016 10:50]