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Haïti-Politique : Les Etats-Unis et l’Ue applaudissent l’accord de sortie de crise entre l’exécutif et le parlement


jeudi 11 février 2016

P-au-P, 11 février 2016 [AlterPresse] --- L’accord de sortie de crise signé le 6 février entre l’exécutif et le parlement est applaudi par les Etats-Unis d’Amérique et l’Union européenne (Ue).

Les Etats-Unis se disent confiants que « tous les acteurs placeront les intérêts majeurs d’Haïti et de son peuple au-dessus de toutes autres préoccupations. », dans un communiqué en date du 7 février 2016.

Ils espèrent continuer à travailler avec Haïti et ses partenaires internationaux pour supporter le renforcement de la démocratie dans le paysi, souligne l’assistant secrétaire et porte-parole du département d’Etat américain, John Kirby.

Cet accord de sortie de crise constitue un pas dans la bonne direction, selon l’Ue.

Il doit permettre, par sa mise en œuvre, d’assurer la stabilité et la continuité de l’État et aussi garantir la poursuite du processus électoral qui devra conduire à la désignation du prochain président élu par le peuple haïtien ainsi que de compléter, dans le même contexte, l’élection des députés et sénateurs, indique-t-elle.

Elle souligne qu’« il est important de préserver le droit du peuple haïtien de choisir son gouvernement démocratiquement dans cette phase de changement, avec calme et détermination, dans le respect de la loi et en rejetant toute forme de violence ».

Se disant prête à accompagner la mise en œuvre de cet accord, l’Ue affirme vouloir « continuer à donner tout son appui pour faire face aux défis et à la nécessité de réformes que la situation économique et sociale du pays impose ».

Des secteurs divers, dont le Groupe des huit candidats à la présidence (G-8) continuent de dénoncer cet accord qui n’arrive pas à favoriser un consensus pour le choix d’un président provisoire, en vue de combler le vide laissé par le départ de l’ancien chef de l’État Michel Martelly, à la fin de son mandat le 7 février dernier, en l’absence d’un successeur élu.

Plusieurs structures dont le G-8 exigent le choix d’un juge de la Cour de cassation comme président provisoire.

Le président provisoire devra être élu le 13 et être installé dans ses fonctions le 14 février, selon ce qu’a annoncé le parlement.

A cet effet, une Commission bicamérale spéciale chargée de préparer l’élection a lancé un appel à candidature. Les intéressés sont priés de se présenter au parlement, du mercredi 10 au vendredi 12 février, munis des pièces requises. [emb gp apr 11/02/2016 12 : 30]