Documents

Haïti-Crise : Le G-8 « ne supportera aucun coup d’état parlementaire »


lundi 8 février 2016

Communiqué du groupe des candidats à la présidence engagés dans le processus électoral communément appelé Groupe des 8 (G-8)

Transmis à AlterPresse le 8 février 2015

Le groupe des candidats à la Présidence engagés dans le processus électoral communément appelé Groupe des 8 (G-8), prend acte du départ du pouvoir du président Michel Joseph Martelly à la fin de son mandat et du vide institutionnel ainsi créé au niveau de la Présidence.

Le G-8 condamne les déclarations irresponsables et irréfléchies faites au cours d’une "assemblée nationale" tenue en violation de la Constitution par des parlementaires mal élus qui ont pris d’assaut le parlement haïtien sans attendre la fin du processus électoral tel qu’exigée par la Constitution en ses articles 92.3 et 95, paragraphe 2.

Le G-8 ne supportera aucun coup d’état parlementaire. Avec le départ de l’ancien président Michel Joseph Martelly, le prétendu accord signé en marge de la Constitution entre l’exécutif et le « législatif » est épuisé.

Le G-8 a entendu la demande de trêve formulée par le président de l’assemblée nationale contestée qui a tenté vainement de valider l’intégralité des élections de 2015 après avoir lui-même reconnu en sa qualité de président de la commission sénatoriale de vérification et de validation des pouvoirs que certains sénateurs étaient mal élus.

Le G-8 estime que la trêve sollicitée passe préalablement par la reconnaissance formelle par les deux "assemblées parlementaires" de l’existence d’une crise électorale en Haïti et de la nécessité de mettre en place une Commission d’Enquête et de Vérification Electorale chargée de restituer la sincérité du scrutin.

Le G-8 note également la position moins tapageuse exprimée par le Premier Ministre Evans Paul invitant au dialogue. Le G-8 juge cette position plus raisonnable.

Le G-8 réitère sa proposition de sortie de crise passant par la Cour de Cassation et dénonce la campagne injuste et injustifiée menée contre le Pouvoir Judiciaire par les partisans du coup d’état parlementaire et les serviteurs de l’international.

Le G-8 appuie la poursuite des manifestations populaires pacifiques organisées un peu partout à travers le pays en vue de forcer les responsables de l’Etat à respecter le verdict des urnes.

Plus que jamais Uni et Solidaire, le G-8 renouvelle sa volonté de tout entreprendre, dans le cadre de la loi, pour faire respecter la volonté populaire.

Fait à Port-au-Prince, le 8 février 2016

Pour le G-8 :

Samuel MADISTIN