Dépêches

Haïti-Droits humains : Nouvelle manifestation le 3 mars pour la libération de Chedler Guilloux


lundi 2 mars 2015

P-au-P, 02 mars 2015 [AlterPresse] --- Des étudiants de diverses entités de l’Université d’État d’Haïti (Ueh) entendent manifester dans les rues le mardi 3 mars pour réclamer, une nouvelle fois, la libération de leur camarade Chedler Guilloux.

Guilloux est diplômé en philosophie à l’École normale supérieure (Ens) et étudiant en Master II en Sciences humaines et critique de la culture contemporaine, dans le cadre d’un partenariat entre l’Ens et l’Université de Paris 8.

« Nous n’allons pas nous arrêter. La mobilisation continue », déclare Maccédat André, étudiant finissant en service social à la Faculté des Sciences humaines, lors d’une conférence de presse organisée dans la matinée du 2 mars.

Cette manifestation dont le parcours n’est pas encore totalement défini, doit partir de l’avenue Christophe (secteur sud de la capitale).

Comme lors de la manifestation du jeudi 26 février, l’idée est de réclamer la libération de Chedler Guilloux, ainsi que justice et réparation en sa faveur.

Le dossier de Chedler est pour l’instant transféré au Cabinet d’instruction par le Parquet de Port-au-Prince, mais sans le mandat d’encellulement.

« Une anomalie, une négligence totale du parquet », dixit André Michel, joint au téléphone par AlterPresse en début d’après-midi de ce 2 mars.

Il rapporte également que le greffe du Cabinet n’a pas reçu le dossier en raison de l’absence du mandat.

Un transfert qui entre dans une stratégie de complication du dossier, estime André Michel.

Présentement, écroué à la prison Civile de la Croix-des-Bouquets, on reproche à l’étudiant d’avoir incendié un bus appartenant à la Cour supérieur des comptes et du contentieux administratif (Csc/ca), en marge d’une journée de protestation pour la réduction des prix des produits pétroliers dans le pays.

Maltraité, battu, le visage de l’étudiant était méconnaissable avec des ecchymoses et l’œil droit clos.

Pour l’instant, Chedler Guilloux souffre de douleur, notamment au niveau de ses mâchoires, expliquent ses camarades.

Fresner Michel, finissant en philosophie à l’Ens, appelle les organismes de la société civile à s’exprimer sur le dossier.

« Chedler est également un citoyen », rappelle t-il.

Par ailleurs, des étudiants de la Faculté des Sciences Humaines, dénoncent des individus, fonctionnaires de certains ministères, vivant dans le voisinage de l’institution, qui les menaceraient, leur promettant d’incendier la faculté. [srh kft gp apr 02/03/2015 15 :05]