Dépêches

Haïti-Politique : Le Rnddh appelle le nouveau Cep à éviter une crise post-électorale


jeudi 5 février 2015

P-au-P, 04 févr. 2015 [AlterPresse] --- Le Réseau national de défense des droits humains (Rnddh), se dit conscient de la lourde responsabilité du nouveau Conseil électoral provisoire (Cep) et appelle les membres de cette structure à agir pour ne pas créer une crise post-électorale, dans un communiqué transmis à AlterPresse.

La tâche qui attend la nouvelle institution électorale ne semble pas être facile, « aujourd’hui, le CEP doit créer un climat de confiance et réaliser le plus vite possible, des élections crédibles (…) », reconnaît le Rnddh, qui estime que seules des élections crédibles peut permettre de « sortir de cette situation d’exception dans laquelle il se trouve ».

Le nouveau conseil a été installé par le premier ministre Evans Paul, le vendredi 23 janvier 2015, en compagnie du ministre de la justice Pierre Richard Casimir .

La nécessité de combler rapidement les retards accumulés, les 3 dernières années, sur l’organisation des élections, ne devrait pas occasionner de la précipitation.

« La conjoncture politique actuelle ne peut en aucun cas justifier la réalisation d’élections hâtives dont les résultats ne seront pas forcément de nature à résoudre la crise pré-électorale qui sévit dans le pays », pense le Rnddh.

« S’il est vrai que l’organe électoral a pour obligation de ramener l’ordre démocratique en Haïti, il ne doit pas non plus substituer la crise actuelle à une crise post-électorale », ajoute le Réseau.

Toutes les parties concernées par la réalisation des élections prochainement devraient se pencher sérieusement sur leur capacité à organiser deux (2) élections crédibles et démocratiques au cours de la seule année 2015.

Par ailleurs l’organisme de défense des droits humains, invite le nouveau Cep à évaluer le processus qui a conduit à l’établissement des Bureaux électoraux communaux (Bec) et les Bureaux électoraux départementaux (Bed). Une initiative du conseil précédent.

Beaucoup de faits restent à déplorer suivant le Réseau, notamment la rupture de l’ordre républicain et l’actuelle situation de vide parlementaire non prévue par la Constitution haïtienne. [srh kft gp apr 04/02/2015 15 :00]