Dépêches

Haïti-Elections : Martelly appelle officiellement le peuple à aller voter


mardi 10 juin 2014

P-au-P, 10 juin 2014 [AlterPresse] --- Le président Michel Martelly a pris un arrêté convoquant le peuple en ses comices pour les élections législatives partielles, municipales et locales, alors qu’un consensus parait en train de se dessiner sur la composition du Conseil électoral provisoire (Cep).

Les élections législatives partielles devraient avoir lieu le dimanche 26 octobre 2014 et les élections des collectivités territoriales le dimanche 28 décembre 2014, selon l’arrêté de Martelly.

Aucune date n’est encore avancée pour le second tour, tâche qui reviendra au Cep, affirme le porte-parole de la présidence, Lucien Jura, ce 10 juin.

« L’Exécutif ne peut plus attendre. Le président a fait trop de concessions », indique Jura.

« L’Exécutif, le pays, se retrouvent comme pris en otage, et je n’ai pas peur de le dire, par les six sénateurs [de l’opposition] qui refusent d’avancer dans le cadre des élections », souligne encore le porte-parole.

Il précise que les élections se tiendront sous le régime du projet de loi électorale déjà votée par les députes mais boudée par les sénateurs.

Une séance doit avoir lieu le 12 juin autour de ce projet de loi au Senat, selon le vice-président du sénat, Andris Riché, affirmant que le président du grand corps, Simon Dieusseul Desras, n’attend plus que le choix final du pouvoir judiciaire.

Toutefois le groupe des six sénateurs se préparerait à ne pas se présenter à la dite séance.

Lundi 9 juin, Martelly a rencontré le président du Senat et celui de la chambre des députés, Jacques Timoléon, autour de la composition du Cep.

Les deux parlementaires ont proposé de remplacer l’un de leurs représentants, par l’ancien conseiller électoral Max Mathurin, et de garder Néhémie Joseph. Ils proposent aussi que le Cspj change l’un de ses représentants par une personnalité de la société civile qu’ils lui suggéreront.

Le groupe des six sénateurs se positionne déjà contre cette idée.

Le sénateur Jean Baptiste Bien-aimé, intervenant à la radio, affirme que Dieusseul Simon Desras « a pris une décision précipitée et unilatérale, c’est sa responsabilité et non la nôtre ».

Les élections concernent 20 sénateurs, 112 députés, 140 maires, 570 Conseils d’administration des sections communales (Casec) et 570 Assemblées de sections communales (Asec). [jep kft gp apr 10/06/2014 16 :50]