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Les échos en Haïti du décès du Nobel colombien de littérature, Gabriel Garcia Marquez (Audio)


lundi 21 avril 2014

Par Gotson Pierre

P-au-P., 21 avr. 2014 [AlterPresse] --- Le grand écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez, décédé le 17 avril dernier à Mexico, s’est solidarisé avec le combat pour la démocratie en Haiti, durant la période de la dictature des Duvalier, et n’avait pu visiter le pays parce que le régime lui avait refusé un visa.

Cette révélation est faite par le cinéaste haïtien Arnold Antonin, qui avait rencontré l’écrivain lors d’une des sessions du Tribunal Bertrand Russel contre la répression en Amérique Latine, en 1974 à Rome (Italie).

Après la présentation du dossier d’Haïti, Marquez avait accepté de signer une pétition contre la dictature, indique Antonin.

Auparavant, avant de terminer son célèbre ouvrage « Cent ans de solitude », rédigé en 1965 et publié en 1967, Gabriel Garcia Marquez avait essuyé un refus de la part du régime de Duvalier, lorsqu’il avait sollicité un visa d’entrée en Haiti, ajoute le cinéaste.

« Pour lui, c’était indispensable de connaître Haiti avant de terminer Cent ans de solitude ». Le mythique village de Macondo où se déroule le roman, n’est autre qu’Haiti dans la tête de Marquez, soutient Antonin.

Il ajoute que « Gabriel Garcia Marquez était un type très sympathique, très chaleureux, très solidaire (et) très caribéen ».

L’écrivain, prix Nobel de littérature en 1982, est l’objet de divers hommages particulièrement au Mexique et en Colombie. Des émissions de radio et des articles lui ont été consacrés dans les médias haïtiens.

Ecoutez trois extraits de l’interview avec Arnold Antonin.

Interview avec Arnold Antonin autour de Gabriel Garcia Marquez - part 1 by Alterpresse on Mixcloud

Interview avec Arnold Antonin autour de Gabriel Garcia Marquez - part 2 by Alterpresse on Mixcloud

Interview avec Arnold Antonin autour de Gabriel Garcia Marquez - part 3 by Alterpresse on Mixcloud

[gp apr 21/04/2014 13 :00]