Développement durable

Haïti-Culture : Clôture de la formation d’une dizaine de musiciens de la bande à pied Follow Jah


jeudi 20 février 2014

P-au-P, 20 févr. 2014 [AlterPresse] --- L’association à vocation culturelle Caracoli a procédé, le mercredi 19 février 2014, à la restitution du projet « formation de musiciens de la bande à pied Follow Jah » sous la tonnelle de la fondation connaissance et liberté (sigle créole Fokal).

A cette occasion, la dizaine de musiciens ont offert un spectacle dans la veine entraînante et rythmée du rara (expression de groupes musicaux populaires, déambulant dans les quartiers à travers le pays, notamment avant les périodes pascales).

Le projet a été initié, parce qu’« il y a peu d’offres pour le jeune public. Trop souvent, ce sont des Discs jockeys (Dj) qui assurent des festivités dans les écoles. Ainsi, Caracoli a-t-elle essayé d’élaborer un produit fini, qui est perfectible, pouvant être amélioré et complété, mais détenant une certaine forme de cohérence, qui parle et qui met en parole ce que sont le rara et la bande à pied », explique Pascale Jaunay, directrice de l’association Caracoli.

Fondé depuis 2001, à Berthé dans la périphérie de Pétionville (à l’est de la capitale), le groupe Follow Jah bénéficie, depuis 2010, de l’encadrement de Caracoli.

Ce groupe fonctionne avec un effectif de six à 16 musiciens, et parfois des danseuses.

Au cours des années de collaboration, ils ont pu exploiter plusieurs aspects, notamment l’aspect communication qu’il y a dans le rara, qui leur a permis de diffuser des messages de promotion d’hygiène dans les camps de personnes sinistrées du séisme.

A l’atelier, « l’idée, ce n’est pas de présenter une variété du rara dans le pays, parce que chaque zone du pays a son propre rythme dans le rara. L’objectif, c’est d’avoir un atelier où des praticiens parlent pour pouvoir présenter ce que c’est qu’un rara à des enfants », souligne Jaunay.

Le groupe Follow Jah se réclame d’un rara moderne, par le fait qu’il utilise d’autres instruments, qui ne sont pas du territoire national, et des rythmes qui ne relèvent pas du traditionnel, ajoute-t-elle.

Le projet a obtenu le soutien du programme du centre culturel de la Banque interaméricaine de développement (Bid), ainsi que de la coopération belge, à hauteur de six mille dollars américains (US $ 1.00 = 45.00 gourdes ; 1 euro = 63.00 gourdes aujourd’hui). [jep kft rc apr 20/02/2014 9:30]