Dépêches

Haïti-Eau potable : A quand des normes officielles pour les camions-citernes ?


lundi 14 octobre 2013

P-au-P, 11 oct. 2013 [AlterPresse] --- Alors que la livraison d’eau dans les camions citernes échappe, souvent, aux normes d’assainissement, le directeur général de la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement (Dinepa), Joseph Lionel Duvalsaint, admet qu’il n’y a toujours pas de normes officielles pour ce secteur.

Il existe, à la primature, un document de la Dinepa contenant un ensemble d’exigences aux responsables de camions-citernes comme celle de chlorer l’eau avant de faire la livraison, indique t-il lors d’une conférence de presse le 11 octobre.

Actuellement, ce document est sous étude pour sa publication prochaine.

Toutefois, étant donné que la livraison d’eau dans les camions-citernes est à la fois une affaire commerciale et de santé publique, il faut l’implication de trois instances étatiques en l’occurrence les ministères du commerce, de la santé et des travaux publics pour élaborer des normes claires sur la question, explique le directeur.

L’eau de la Dinepa mise à la disposition de la population est toujours chlorée, donc traitée sur une base régulière et journalière, affirme-t-il. Selon lui, la Dinepa a 22 centres de traitement d’eau à travers le pays.

En attendant, l’organisme public entend réguler la consommation d’eau des ménages qui y ont accès. Pour cela, le concept de l’eau consommée au volume est en train d’être implémenté, annonce Duvalsaint, expliquant que désormais « la personne paie pour ce qu’elle consomme ».

Dans plusieurs projets réalisés tant dans les milieux urbains que ruraux, les maisons de plusieurs familles sont dotées de compteurs notamment dans les Nippes, la Grand’Anse et le Sud-Est, en vue d’évaluer la quantité d’eau consommée, fait-il savoir.

Une stratégie qui permet, dit-il, aux consommatrices et consommateurs de moduler leur comportement.

70 % de la population ont accès à l’eau potable par rapport au début de l’année 2000 où le taux était de 50%, compare-t-il.

« L’eau n’est pas une ressource rare en Haïti, il y en a beaucoup, c’est la gestion de la ressource qui est importante », souligne Duvalsaint.

Plus de 154 mètres cubes d’eau à la seconde déferlent dans au moins dix rivières importantes du pays notamment l’Artibonite qui véhicule plus de 100 mètres cubes d’eau à la seconde, indique Duvalsaint.

56 milliards de mètres cubes d’eau sont stockées au sous-sol, ajoute t-il.

Toutefois, il précise que l’eau ne peut être gratuite parce des investissements assez importants sont nécessaires.

La Dinepa a été créée par la loi publiée en mars 2009 dans le journal officiel, Le Moniteur, en vue d’exécuter la politique de l’État en matière d’eau potable et d’assainissement.

Son mandat s’articule autour de la mise en œuvre des investissements, du développement des réseaux, de la régulation du secteur et du contrôle des acteurs. [emb kft gp apr 14/10/2013 15 : 25]