Dépêches

Haïti-Culture/Décès : Hommages posthumes à l’endroit de Mimi Barthélémy


lundi 29 avril 2013

P-au-P, 29 avril 2013 [AlterPresse] --- Le président de la république, Joseph Michel Martelly, ainsi que l’ambassade d’Haïti en France saluent la mémoire de la talentueuse comédienne, conteuse et metteure en scène haïtienne Michèle Armand, dite Mimi Barthélémy, qui a succombé à un arrêt cardiaque, en France, le samedi 27 avril 2013, à la veille de ses 74 ans, apprend AlterPresse.

« Le départ de Mimi Barthélémy laissera à coup sûr un vide important dans le milieu théâtral haïtien. Je tiens à exprimer toute la gratitude de la République d’Haïti face à la grande contribution de cette dame de culture, qui a représenté fièrement Haïti sur les planches de plusieurs pays », indique la présidence haïtienne dans une note.

Née le 3 mai 1939 à Port-au-Prince, Michèle Armand, devenue plus tard Mimi Barthélémy, fit des études théâtrales et cinématographiques en France et vécut ensuite à l’étranger.

Véritable porte-drapeau d’Haïti en France, Mimi Barthélémy laisse ses empreintes sur la littérature enfantine en ayant contribué à préserver le patrimoine mythologique d’Haïti à travers ses œuvres, dont la quintessence traduit les traditions orales de son pays.

Elle a publié plusieurs ouvrages émanant d’un métissage entre le Créole et le Français.

Ainsi, la reine des poissons, lui a-t-elle valu le Becker d’or en 1989, en duo avec l’illustre guitariste haïtien Amos Coulanges, au 3e Festival du café théâtre francophone à Evry, en France.

Elle a remporté divers prix et distinctions littéraires, notamment le grade de chevalier de l’ordre du mérite, en 2000, et celui d’officier de l’ordre des Arts et des lettres en 2001 en France.

En puisant dans la tradition orale d’Haïti, Mimi Barthélémy est arrivée à tisser les deux langues dans l’objectif de transmettre ce qu’elle a reçu en partage et d’en être le témoin au sein de la francophonie.

Elle a également écrit divers textes reflétant ses axes prioritaires, à savoir : le théâtre, l’écriture scénique, l’oralité, l’évocation d’une histoire personnelle et de la fiction avec La concarde d’ébène (1989), Soldats-Marrons (1989), la dernière lettre de l’amiral (1992) et Caribana (1999).

D’autres œuvres portent également sa signature.

Il s’agit de Tézin le poisson d’eau douce (1994), Contes diaboliques d’Haïti (1995), Haïti, la perle nue (1999), en collaboration avec son mari Gérard décédé en 2007, Gwodada le monstre (2004), Le lion qui avait mauvaise haleine (2006), Crapaud et la clef des eaux (2007) et Contes d’Haïti (2011). [jep kft rc apr 29/04/2013 13:55]