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Haïti-Politique : De légers changements au niveau du cabinet ministériel après la démission de deux ministres


vendredi 12 avril 2013

P-au-P, 12 avril 2013 [AlterPresse] --- Le bureau du premier ministre Laurent Lamothe annonce de légers changements au niveau du cabinet ministériel au lendemain de la démission des ministres de l’économie, Marie Carmelle Jean Marie, et de la communication, Régine Godefroy.

L’ancienne ministre de l’économie et des finances est remplacée par Wilson Laleau qui était jusque là ministre du commerce et de l’industrie (Mci), informe la primature dans un communiqué daté du 12 avril.

Parallèlement, Wilson Laleau effectuera une gestion ad intérim du ministère du commerce et de l’industrie, toujours d’après la primature.

D’autre part, le premier ministre Lamothe appelle l’actuelle ministre de la culture, Josette Darguste, à assurer la gestion par intérim du ministère de la communication.

L’ex ministre de la communication, Régine Godefroy, a remis sa démission le jeudi 11 avril, 24 heures après Marie Carmelle Jean Marie.

En dépit de ces démissions, dans une interview accordée ce 12 avril à la station privée Radio-Télé Métropole, le président Michel Martelly réaffirme sa « confiance » dans son gouvernement, « une équipe qui travaille ».

Dans sa lettre de démission, Godefroy a pointé du doigt le « chevauchement évident des actions » et « l’adversité » à créer une cohésion « dans la promotion de l’action gouvernementale ». Elle a déclaré également être « dans l’incapacité » de remplir sa fonction « avec rigueur, honneur et intégrité ».

En ce qui concerne Marie Carmel Jean Marie, certaines sources ont fait état de « profonds désaccords avec le président Martelly » comme raison de la démission alors que d’autres ont indiqué que Jean-Marie s’est sentie lâchée par ses collègues dans ses efforts pour promouvoir une gestion responsable des finances et de l’économie de la république.

Dans les milieux politiques opposés au gouvernement et au sein des mouvements sociaux, de sévères critiques sont émises sur les actes du pouvoir en place. Pour eux, l’administration pratique l’autoritarisme et ne veut pas respecter les prescrits constitutionnels notamment dans la mise en œuvre d’un processus électoral démocratique et transparent.

La gestion des ressources publiques soulève aussi de nombreuses récriminations, tandis que les promesses présidentielles tardent à se matérialiser, notamment à propos du relogement des centaines de milliers de sans-abris suite au séisme de janvier 2010. [srh gp apr 12/4/2013 10 :40]