Dépêches

Haïti-Droits Humains : Des familles expulsées de la Place Ste Anne peinent à trouver l’allocation promise


mardi 22 janvier 2013

P-au-P, 21 janv. 2013[AlterPresse] --- Des dizaines de familles déplacées, expulsées violemment de la Place Ste Anne, ont manifesté, ce mardi 22 janvier 2013, pour exiger leur allocation de 20,000 gourdes promise par la Mairie de Port-au-Prince, apprend AlterPresse.

Ces familles ont été expulsées le 12 janvier 2013, date marquant le troisième anniversaire du séisme. Certaines ont obtenu l’allocation prévue par les autorités dans le cadre des relocalisations, d’autres l’attendent encore.

Ces familles qui avaient rendez-vous ce 22 janvier avec les responsables de la protection civile, en charge du suivi du dossier pour la mairie, ont manifesté à la place Saint Anne pour exprimer leur colère après plusieurs rendez-vous vains.

Sur place à l’ancien camp Ste Anne délogé, des membres de la protection civile ont procédé à un appel nominal pour calmer ces familles en colère, rapporte à la mi-journée un membre du comité du camp, Carnise Delbrun, qui croit que c’est un faux-semblant.

Plusieurs de ces familles n’ont pas entendu leur nom, indique t-elle.

La majeure partie des familles qui vivaient dans le camp n’ont pas eu, à date, l’argent promis, signale Delbrun.

Ces familles n’ayant nulle part où aller, continuaient pendant plusieurs jours de dormir à la belle etoile sur la Place Sainte Anne.

Le 16 janvier écoulé, ces déplacés mécontents, brandissant des coupons, avaient décidé d’occuper l’entrée principale de la direction de la protection civile de Turgeau.

Des membres de la protection civile avaient distribué 364 coupons, le 17 janvier 2013, tandis qu’il y avait 600 familles sinistrées sur le site, avait dénoncé Delbrun qui apportait son soutien aux sinistrés-es non encore dédommagés.

Ces sinistrés ont menacé de remettre en place leurs abris provisoires si l’administration municipale de Port-au-Prince ne régularise pas leur situation.[emb kft gp apr 22/01/2013 13 :35]