Développement durable

Haïti-Population : L’Unfpa préconise d’accroître les ressources de planification familiale ...

pour l’amélioration des conditions de vie
vendredi 7 décembre 2012

Par Jean Elie Paul

P-au-P, 07 déc. 2012 [AlterPresse] --- La branche nationale du fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa) plaide pour un accroissement des ressources de planification familiale dans l’objectif d’améliorer les conditions d’existence sur le territoire d’Haïti, apprend l’agence en ligne AlterPresse.

Adopter une approche basée sur les droits en santé, sécuriser la population par des efforts spécifiques sur la planification familiale, dans le cadre d’un développement durable post-2015, assurer l’égalité en se concentrant sur des groupes exclus et les ressources pour investir pleinement dans la planification familiale : telles sont quelques recommandations, dégagées du rapport 2012 de l’Unfpa, intitulé « oui au choix, non au hasard : planification familiale, droits de la personne et développement », sur l’état de la population mondiale.

Dans la perspective d’un développement économique harmonieux, l’accès à la planification familiale est un droit fondamental de la personne, fait valoir l’Unfpa.

« Si la communauté mondiale investissait 8.1 milliards de dollars par an, nous pourrons éliminer entièrement le besoin non satisfait de la planification familiale et permettre à des millions de personnes de plus de déterminer le cours de leur vie, ainsi qu’elles l’endentent », souhaite le représentant de l’Unfpa en Haïti, Ramitz Alakbarov.

Pour seulement un dollar (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 60.00 gourdes aujourd’hui), pas plus, toutes les habitantes et tous les habitants de notre planète pourraient réaliser ce droit, poursuit-il.

En tant que droit humain, la planification familiale appartient à tout le monde.

Pourtant, de nombreux groupes continuent d’être exclus.

Plus de 222 millions de femmes n’ont pas accès à la planification familiale, à des informations. Ce qui les expose à des risques de grossesses non désirées, avec toutes les conséquences y afférentes.

En 2012, la population d’Haïti s’élève à près de dix millions quatre-cent-trois mille deux-cent-onze (10,403,211) habitants, alors que la densité démographique par habitantes / habitant est de 385 habitants au km2, signale le rapport de l’Unfpa sur l’état de la population mondiale.

De 2010 à2015. le taux d’accroissement démographique est de 1.6 % l’an, suivant les projections.

L’âge médian de la population est de 22 ans, alors que le pourcentage de jeunes de 15 à 24 ans est de 21 %.

Le taux de la fécondité chez les adolescentes et adolescents varie d’un endroit à l’autre.

Dans les camps de personnes déplacées après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, le taux de fécondité des adolescentes et adolescents est d’environ 107 pour mille, contre 78 pour mille dans le milieu rural, soit le double de celui de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince (54 pour mille) et plus du double de celui des autres villes (calculé à 42 pour mille).

Les tendances de la fécondité passeraient ainsi de 6.2 % du nombre d’enfants en 1983 à 3.5 %,, souligne l’Unfpa se référant aux résultats préliminaires de l’enquête (2012) sur la mortalité, morbidité et l’utilisation des services (Emmus V).

La grande majorité des femmes (soit 6 sur 10), ayant déjà eu 2 enfants, déclare ne plus vouloir d’enfants.

L’utilisation des méthodes contraceptives traditionnelles, des femmes en union, varie selon leur âge : elle est en nette progression dans la tranche d’âge de 40 à 44 ans et plus élevée chez les femmes de la tranche d’âge de 25 à 29 ans.

« En mettant en évidence le fait que la planification familiale assure le bien être des femmes, des hommes, des enfants, du foyer (en tant que l’unité qui regroupe la famille), la planification familiale est l’un des investissements économiques les plus sages », soutient la représentante adjointe de l’Unfpa, Siti Batoul Oussein.

L’amélioration de la santé reproductive permet, non seulement de garantir les droits et d’améliorer la vie des femmes et des enfants, mais aussi de réduire la pauvreté et de promouvoir la croissance économique, renchérit-elle.

L’un des principaux moteurs de la croissance démographique est l’augmentation du niveau de l’épargne et de l’investissement dans l’économie : les adultes, qui ont moins d’enfants, peuvent être en mesure de réaffecter leur ressources vers l’épargne et pour l’avenir de leur enfants.

De nos jours, « il y a des preuves solides sur l’impact de la planification familiale sur le développement économique durable, une excellente concordance avec les principes du cadre de développement durable pour 2015, qui est l’échéance des objectifs du millénaire pour le développement », précise Siti Batoul Oussein. [jep rc apr 07/12/2012 11:16]