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Le quotidien Le Matin refait surface


mercredi 14 avril 2004

P-au-P., 14 avr. 04 [AlterPresse] --- Après deux ans d’absence de la scène médiatique d’Haïti, le quotidien Le Matin reparaît au début de ce mois d’avril à l’occasion de son 97ème anniversaire.

Fondé le 1er avril 1907 par le journaliste Clément Magloire, Le Matin est aujourd’hui propriété d’une société anonyme dénommé Matin S.A. Les président et vice-président de cette société, le médecin et entrepreneur bien connu Reginald Boulos et l’économiste Jerry Tardieu se sont dits « fiers » d’assumer cet héritage et de contribuer à promouvoir « la libre entreprise » et « la créative collective ou individuelle ».

Les responsables du journal ont indiqué qu’il n’y aura pas de compétition entre Le Matin et Le Nouvelliste, unique autre quotidien du pays. Jerry Tardieu a toutefois souligné que « le grand gagnant d’une éventuelle compétition entre les deux quotidiens (Â…) serait le public ».

Le Matin ne fera aucune offre aux cadres de Le Nouvelliste, selon les clauses d’un accord signé entre les deux journaux, a fait savoir Reginald Boulos. « Le Matin n’utilisera pas les ressources humaines de Le Nouvelliste pour sa phase de lancement », a-t-il assuré.

Le journal est imprimé en République Dominicaine et est actuellement disponible sur toute l’île - en Haïti et en République Dominicaine. Les responsables ont annoncé que Le Matin sera bientôt disponible sur Internet.

Selon les actionnaires de Le Matin, le journal est ouvert sur la société et attentif à ses besoins et attentes. Le Matin, conçu selon les finalités de l’investissement capitaliste, vise à promouvoir des valeurs telles « la liberté de penser, d’agir et d’entreprendre », a indiqué Réginald Boulos.

Considéré comme un des plus importants investisseurs dans le secteur médiatique haïtien, Réginald Boulos est aussi dans l’alimentaire. Il est un des principaux actionnaires de la chaîne de radiodiffusion Vision 2000 et d’un grand super marché de Port-au-Prince.

Le nom de Réginald Boulos a souvent été cité dans l’humanitaire, notamment à travers un réseau appelé Centres pour le Développement de la Santé, qui était encore présent à la fin des années 1990 dans le grand bidonville de Cité Soleil, au nord de Port-au-Prince. [rv gp apr 14/04/2004 16:00]