Dépêches

Haïti-Sous-traitance : Les patrons peuvent payer 500 gourdes aux ouvriers, selon Modep


mercredi 2 mai 2012

P-au-P, 2 mai 2012[AlterPresse] --- Le fait que les patrons obligent les ouvriers à travailler pour un salaire de 500 gourdes, le 1er mai 2012, journée internationale de lutte des travailleuses et travailleurs, sous peine de révocation est la preuve qu’ils peuvent leur payer ce montant en tant que salaire minimum, avance Guy Numa, membre de la coordination du Mouvement démocratique populaire (Modep).

« Ces patrons qui ont tout fait pour bloquer le vote du salaire mínimum de 200 gourdes, prouvent ce premier mai, qu’ils peuvent payer jusqu’à 500 gourdes pour une journée de travail », ajoute t-il.

A l’occasion du 1er mai 2012, plus d’une centaine de personnes, syndicalistes, travailleuses et travailleurs dans diverses branches de l’économie en Haïti, ont défilé dans les rues de la capitale en vue d’exiger une augmentation du salaire minimum journalier à 500.00 gourdes et de meilleurs traitements pour les ouvrières et ouvriers dans les usines d’assemblage.

Retenus dans leur travail au parc industriel de la Société nationale des parcs industriels (Sonapi / au nord de Port-au-Prince) le 1er mai, beaucoup d’ouvrières et ouvriers n’ont pas pu participer à cette manifestation parce qu’ils ont été contraints de travailler, sous peine de révocation, pour un salaire de 500 gourdes.

C’est ce qui explique, selon Numa, que le slogan dominant de cette manifestation a été d’exiger 500 gourdes pour une journée de travail.

Plusieurs organisations syndicales et populaires ont pris part à la manifestation du 1er mai 2012 dont « Batay Ouvriye » (Lutte ouvrière), le Syndicat des ouvriers du textile et de l’habillement (sigle créole Sota), Le Collectif de mobilisation pour le dédommagement des victimes du choléra (Komodevik), la Centrale nationale des ouvriers haïtiens (Cnoha).

Cette manifestation avait démarré vers 10 :45 locales (15 :45 gmt) du parc industriel métropolitain de la société nationale des parcs industriels (Sonapi / au nord de Port-au-Prince) pour aboutir devant le local du parlement au bas de la ville.[emb kft gp apr 02/01/2012 10 : 45]