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Haïti-Politique : Martelly va mieux et maintient le contact avec le gouvernement, selon une note officielle


mercredi 18 avril 2012

P-au-P, 18 avril 2012 [AlterPresse] --- Le président Michel Martelly, qui souffre d’une embolie pulmonaire, se porte mieux et reste en contact avec son équipe, suivant les informations communiquées par le bureau de communication de la présidence.

« D’autres examens médicaux et paramédicaux (…) confirment la bonne évolution du patient », lit-on dans un communiqué.

Le président Martelly a laissé le pays le lundi 16 avril pour la Floride (Sud des États-Unis). Une embolie pulmonaire (formation d’un caillot ambulant dans le sang qui entrave une voie artérielle alimentant le poumon) a été diagnostiquée.

« Je vais mieux à présent et je suis en contact avec l’équipe gouvernementale et les membres de mon Cabinet afin que tout continue à fonctionner normalement. Je continue de travailler avec eux pour la bonne marche du gouvernement (…) », selon une déclaration du chef de l’État rapportée dans le communiqué transmis à AlterPresse.

Les médecins de Michel Martelly se disent « satisfaits » de l’avancement du cas. Les derniers examens subis par le président datent du 17 avril.

C’est le troisième séjour à l’hôpital du président Martelly sur un intervalle de 7 mois, d’octobre à avril. Il a été opéré à l’épaule gauche entre les mois d’octobre et novembre 2011 à Miami, puis à l’épaule droite le 5 avril dernier dans cette même ville où il se trouve à nouveau depuis le 16 avril.

Le premier ministre démissionnaire Gary Conille n’a pas encore tenu de discours officiel sur l’état de santé du président Martelly.

La constitution haïtienne en vigueur stipule en son article 148 que « si le Président se trouve dans l’impossibilité temporaire d’exercer ses fonctions, le Conseil des Ministres, sous la présidence du Premier Ministre, exerce le pouvoir exécutif tant que dure l’empêchement ».

La constitution précise aussi, en son article 159, qu’en cas d’absence et d’empêchement temporaire du président ou sur sa demande, « le premier ministre fait exécuter les lois » et « préside le Conseil des Ministres ».

Désigné pour remplacer Gary Conille, Laurent Lamothe (actuel ministre des affaires étrangères) n’a encore franchi qu’une étape sur quatre en bénéficiant de la ratification de son choix par le sénat. [rh gp apr 18/04/ 2012 16:00]