Haïti : Élections sur fond d'affrontementsP-au-P., 23 nov. 00 (SICRAD) - A 2 jours des élections présidentielles et sénatoriales haïtiennes du 26 novembre, Port-au-Prince a vécu une autre journée marquée par la violence. Une jeune écolière est morte et plusieurs autres personnes ont été blessées suite a l'explosion de bombes artisanales dans la banlieue sud de la Capitale. Ce qui porte a 2 morts et plus d'une vingtaine de blessés, le bilan de ces deux jours de terreur.
Ce 23 novembre, une baisse notable des activités etait constatée a la capitale, tandis que de nombreuses personnes partaient en province. La plupart des écoles ont renvoyé les élèves jusqu'au 28 novembre. Les banques et le commerce ont fermé très tôt dans l'après-midi. La circulation automobile a considérablement diminué.
La violence continue de susciter la réprobation de divers secteurs dont les partis d'opposition et le parti au pouvoir Fanmi Lavalas qui s'accusent réciproquement. Mais la Plate-Forme des Organismes Haïtiens de Défense des Droits Humains renvoient les deux camps dos a dos et souligne qu'il revient a l'État d'assurer la sécurité des citoyens.
Le Président René Préval est sorti de son silence ce jeudi, et a condamné les dernières actions violentes qui visent, selon lui, a éloigner le peuple des bureaux de vote. Il a invité la population a prendre part massivement au scrutin de dimanche. Faisant allusion a la psychose de peur qui s'empare de la population, il a déclaré que "le chemin de la délivrance est semé d'épines, mais la délivrance n'est pas
loin".
Ces élections sont boycottées par des partis d'opposition et certaines organisations syndicales qui appellent la population a rester chez elle le 26 novembre.
Les Associations patronales, la Conférence épiscopale et la Fédération protestante avaient fait savoir que les prochaines élections sont susceptibles d'aggraver la situation et d'isoler le pays.
En plus des États-Unis, le Canada et la France ont demandé a leurs ressortissants d'éviter de se rendre en Haïti, ou persiste une situation d'insécurité.
La Police a cependant indiqué qu'elle etait en état d'alerte maximum en vue d'assurer la sécurité du scrutin. Du coté du Conseil Électoral Provisoire on a fait savoir que le bilan final des nouveaux majeurs inscrits sur les listes électorales s'élève a 120.000 des 800.000 attendus.(SICRAD 23/11/00 23:00)
Haïti : Intensification de la violence a 4 jours des élections
P-au-P., 22 nov. 00 (SICRAD) - Le climat de violence s'intensifie a Port-au-Prince a 4 jours des élections présidentielles et sénatoriales prévues pour le 26 novembre. Une personne a été tuée et une quinzaine d'autres blessées ce 22 novembre dans des explosions de bombes artisanales dans plusieurs points de la capitale, obligeant le commerce, les banques, les bureaux publics et les écoles a fermer leurs portes.
Au moins 7 attentats a l'explosif ont été réalisés au centre commercial, dans les parages de l'Aéroport international, au nord est de Port-au-Prince et dans les quartiers résidentiels du haut de Delmas et a Pétion-Ville, a l'Est. Au centre-ville, Clairvil Robinson, un jeune enfant de 14 ans, ayant reçu des fragments d'explosifs a la tête, été tué sur le coup.
Peu après, plusieurs centaines de membres d'organisations populaires proches du parti Fanmi Lavalas ont manifesté au centre commercial aux cris de "Aristide ou la mort" et ont dénoncé les dirigeants de l'opposition qui seraient responsables des attentats non revendiqués. Ils ont demandé l'arrestation de plusieurs membres du regroupement de partis d'opposition Convergence Démocratique, dont Reynold Georges, Sauveur Pierre Etienne et Evans Paul, . Ils ont promis de neutraliser ce qu'ils appellent "les forces anti-changement".
Des dirigeants de l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL) avaient fait part a la presse la veille d'un plan du pouvoir qui consisterait en la mise en uvre d'une série d'actes de violence dont le gouvernement rendrait l'opposition responsable. Prétexte pour asseoir des opérations de répression, avaient-ils précisé. La Convergence Démocratique a toujours appelé au boycott des élections du 26 novembre, tandis que plusieurs rondes de négociations entre l'opposition et Fanmi Lavalas ont échoué après les élections contestées du 21 mai dernier.
Evans Paul a condamné la violence et dénoncé les secteurs qui s'en servent comme arme politique et qui agissent en se "cachant derrière les chimères" (manifestants violents). Le moment est venu de prendre conscience de la dégradation de la situation, a-t-il dit, en invitant au dialogue avec la médiation de leaders religieux.
Les Associations patronales, la Conférence Épiscopale et la Fédération Protestante ont demandé aux organisations politiques et au pouvoir en place de reprendre le dialogue afin de résoudre la crise politique. Dans un communique publie aujourd'hui, les responsables de ces organisations ont fait savoir que les élections du 26 novembre sont susceptibles d'aggraver la situation et d'isoler le pays.
Les actes de violence enregistrés a Port-au-Prince visent a décourager la participation populaire aux prochaines élections, estime pour sa part le président du Sénat Yvon Neptune, également porte-parole de Fanmi Lavalas. Ces élections ne peuvent être reportées, a-t-il fait savoir, en conviant la police et la justice a prendre leurs responsabilités afin de redonner confiance au peuple.
Le Premier Ministre Jacques Édouard Alexis a profite de son passage au parlement ou il présentait sa déclaration de politique générale pour inviter la population a former "des brigades sous la direction de la police" afin de contrer l'insécurité. Il a assurer que les élections se réaliseraient comme prévu le 26 novembre.
Le Conseil Électoral Provisoire maintient toujours le rendez-vous du 26 novembre. Selon un bilan dresse ce 22 novembre, 100 mille des 800 mille nouveaux majeurs ont retire leurs cartes électorales.
Les États-Unis se disent inquiets de la situation en Haïti et ont stigmatisé le comportement des autorités qui n'arrivent pas a rétablir la paix dans le pays a 4 jours des élections. Le porte-parole du Département d'état, Richard Boucher a déploré que certains secteurs rendent la communauté internationale responsable des actes de violence enregistres ces derniers jours en Haïti.
Récemment, les États-Unis avaient passé des consignes de sécurité a ses citoyens vivant en Haïti et découragé les autres a se rendre dans ce pays caribéen ou la situation est considérée comme instable.
Depuis le début du mois de novembre, la violence a déjà fait une vingtaine de morts et plusieurs dizaines de blesses en Haïti. (SICRAD 22/11/00 23:00)
© GP 2000